Allez, viens (texte)

(sept. 2002)

Ce que tu vois
Autour de toi
Te désole,
Une camisole
Qui t'opresse
Te bouleverse
Et t'étouffe parfois,
Mais c'est comme ça.

Un brin lucide
Devant ce vide
Qui résonne,
Tu crois que sonne
Le glas du monde,
Que tout s'effondre,
Tout se détruit
Petit à p'tit.

Tu n'oses même plus
Affronter la vue
Médiatique,
Comme cynique
Tombe tristement
L'amer bilan
Quotidien,
La lente fin.

Tu veux crier
Tout doit changer,
Oui mais tu vois
Ta pauvre voix
A ses limites aussi,
Comme tout ici,
Tu n'y peux rien,
Tu n'y peux rien.

Allez, viens …
On va voir du pays,
Et tant pis
Si t'as des regrets,
On s'y fait.
Pose ton linceul,
Si tu as des rêves
Au moins, tu s'ras jamais seul.

Le coeur sombre,
L'âme en pénombre,
Tu jettes un sort
A l'odieuse mort
Qui nous nargue,
Et dans la vague,
Aux mauvais creux,
Lance un adieu.

Retrouve foi
Et targue-toi
De cette écorse,
C'est une force
A cultiver,
A amplifier,
… mais ne change plus de chemin,
Vraiment, on n'y peut rien …

Allez, viens …
On va voir du pays,
Et tant pis
Si t'as des regrets,
On s'y fait.
Pose ton linceul,
Si tu as des rêves
Au moins, tu s'ras jamais seul.